جيوسياسية ديستوبيا قاتلة
د. شارل شرتوني/نقلا عن موقع إيسي بيروت/ 14 أيلول 2026
(ترجمة الذكاء الإصطناعي من الفرنسية)
The Geopolitics of a Murderous Dystopia
Dr. Charles Chartouni/Ici Beyrouth/September 14/2026
(Translated from French by Artificial Intelligence)
La géopolitique d’une dystopie meurtrière
Dr. Charles Chartouni/Ici Beyrouth/September 14/2026
La géopolitique régionale évolue d’impasse en impasse et rien ne semble se dénouer. Les négociations, la stabilité régionale, la paix civile au sein des États et les perspectives d’une guerre civile généralisée s’avèrent prépondérantes dans une région où plus rien ne tient. Tout est voué à l’obsolescence, à commencer par les narratifs, en passant par les impondérables géostratégiques d’une région en état de convulsion permanente, ainsi que l’instabilité endémique qui prévaut au croisement des effondrements géopolitiques.
Il est impossible d’esquisser des schémas de stabilisation dans des sociétés en état de décomposition, des équilibres systémiques inexistants, des idéologies totalitaires et leurs corollaires sur le plan géostratégique. Nous sommes face à des abîmes que rien ne peut colmater vu que les ossatures de l’État territorial et ses infrastructures sont non seulement inexistantes mais invraisemblables. Un ordre régional est difficilement constructible lorsque les États sont défaillants et les sociétés sont réfractaires à toute logique contractuelle qui servirait de support aux États territoriaux.
Le régime iranien opère sur la base d’un ordre islamique qui transcende la notion de territorialité ou qui, dans le meilleur des cas, s’en servirait comme caution à une politique impériale. La politique de subversion instrumentalisée par le régime iranien prend source dans une idéologie islamique aux étayages scripturaires et dont les modulations stratégiques sont explicites et hautement revendiquées. La recherche d’une paix négociée ne fait aucun sens parce qu’elle se refuse à toutes concessions idéologiques alors que la politique de conquête avance de manière insidieuse.
Les négociations sur les enjeux énergétiques, sécuritaires et géopolitiques s’effectuent à partir des présupposés idéologiques non négociables alors que tout le reste repose sur la reconnaissance du projet idéologique et de la mainmise de l’islamisme révolutionnaire sur la trame diplomatique. Sinon, le revers de l’obstructionnisme idéologique est la stratégie des plateformes opérationnelles intégrées qui sert de levier aux politiques de déstabilisation. Le mémorandum signé entre les États-Unis et le régime islamique iranien n’a jamais gagné en substance alors que les extrémistes s’employaient à le miner de l’intérieur.
L’éclatement du pouvoir iranien n’est pas de nature à favoriser des scénarios diplomatiques ou à tempérer l’effervescence idéologique d’un régime aux abois. Le régime iranien doit sa survie à la répression aveugle pratiquée par le régime des mollahs et la mafia militaire et sécuritaire. Cette recherche présumée de la paix ne s’est pas accompagnée d’une normalisation des rapports entre le pouvoir islamique, son appareil sécuritaire et les velléités libertaires d’une société civile imperméable aux injonctions idéologiques et aux styles de vie imposés par l’islamisme. Ceci étant dit, rien ne semble favoriser la libéralisation du régime islamique comme prélude aux réformes internes ainsi qu’à la création d’un ordre interétatique consensuel et pacifié.
La diplomatie américano-iranienne n’a pas créé une dynamique qui permet d’avancer sur la voie de la paix. Le totalitarisme islamique en question est plutôt soucieux d’avancer ses pions, de sanctuariser ses acquis et de préparer la voie à des stratégies de prédation. Le Hezbollah et ses clones, les Houthis au Yémen et les communautés chiites d’Arabie, illustrent de manière poignante la nature des défis qui se posent dès lors qu’on est à la recherche d’une solution négociée à des conflits installés dans la durée. Ce n’est pas un hasard si l’État iranien n’arrive pas à normaliser sa raison d’être, ses relations avec la société civile et à engager la communauté internationale.
Le régime iranien est toujours dans la manœuvre. Il tente de déjouer les défaites politiques et militaires, d’accroître la violence domestique et de prendre refuge dans des alliances altermondialistes qui ne cessent de démontrer leurs échecs cumulés tant sur les plans géostratégiques, géo-économiques et financiers. Cette précipitation vers l’avant ne fait que creuser les impasses d’un régime incapable de se réformer et de promouvoir une voie alternative. Il ne reste plus que la posture agonistique et paranoïaque d’un système totalitaire. Les calculs stratégiques, loin de toute rationalité discursive et opérationnelle, ne font que reproduire les paramètres d’une dictature irréformable.
La politique impériale n’est que l’autre face d’une dystopie qui se refuse à toute rétrospective critique. Les réunions du BRICS n’apportent rien de neuf à la scène politique internationale et peuvent difficilement causer des réagencements stratégiques d’envergure. Les dissensions internes doublées des intérêts nationaux relativisent les diktats idéologiques au profit des convergences d’intérêt et des règlements négociés quelle que soit la gravité des enjeux. Les intérêts sino-américains et indo-américains, ainsi que les impasses de la dictature guerrière en Russie, finiront par prendre le pas. En revanche, les enfermements idéologiques et bellicistes de la dictature iranienne ne font que répercuter les impasses d’une folie en acte et ses revers.
The Geopolitics of a Murderous Dystopia
Dr. Charles Chartouni/Ici Beyrouth/September 14/2026
(Translated from French by Artificial Intelligence)
Regional geopolitics is evolving from deadlock to deadlock and nothing seems to be unraveling. Negotiations, regional stability, civil peace within States, and the prospects of a generalized civil war are proving to be preponderant in a region where nothing holds anymore. Everything is doomed to obsolescence, starting with narratives, moving through the geostrategic imponderables of a region in a state of permanent convulsion, as well as the endemic instability that prevails at the intersection of geopolitical collapses.
It is impossible to sketch stabilization patterns in societies in a state of decomposition, non-existent systemic balances, totalitarian ideologies and their corollaries on the geostrategic level. We are facing abysses that nothing can fill, given that the frameworks of the territorial State and its infrastructures are not only non-existent but implausible. A regional order is hardly constructible when States are failing and societies are refractory to any contractual logic that would serve as a support for territorial States.
The Iranian regime operates on the basis of an Islamic order that transcends the notion of territoriality or which, at best, would use it as a guarantee for an imperial policy. The policy of subversion instrumentalized by the Iranian regime takes its source in an Islamic ideology with scriptural underpinnings and whose strategic modulations are explicit and highly claimed. The search for a negotiated peace makes no sense because it refuses all ideological concessions while the policy of conquest advances insidiously.
Negotiations on energy, security and geopolitical issues are conducted on the basis of non-negotiable ideological presuppositions while everything else rests on the recognition of the ideological project and the stranglehold of revolutionary Islamism on the diplomatic fabric. Otherwise, the reverse side of ideological obstructionism is the strategy of integrated operational platforms which serves as a lever for destabilization policies. The memorandum signed between the United States and the Iranian Islamic regime has never gained substance while extremists worked to undermine it from within.
The fragmentation of Iranian power is not of a nature to favor diplomatic scenarios or to temper the ideological effervescence of a regime at bay. The Iranian regime owes its survival to the blind repression practiced by the regime of the mullahs and the military and security mafia. This presumed search for peace has not been accompanied by a normalization of relations between the Islamic power, its security apparatus and the libertarian aspirations of a civil society impermeable to ideological injunctions and lifestyles imposed by Islamism. That said, nothing seems to favor the liberalization of the Islamic regime as a prelude to internal reforms as well as to the creation of a consensual and pacified interstate order.
American-Iranian diplomacy has not created a dynamic that makes it possible to move forward on the path to peace. The Islamic totalitarianism in question is rather concerned with advancing its pawns, sanctuarizing its gains and paving the way for predation strategies. Hezbollah and its clones, the Houthis in Yemen and the Shiite communities of Arabia, poignantly illustrate the nature of the challenges that arise when one is looking for a negotiated solution to conflicts entrenched over time. It is no coincidence that the Iranian State fails to normalize its raison d’être, its relations with civil society and to engage the international community.
The Iranian regime is still maneuvering. It tries to thwart political and military defeats, to increase domestic violence and to take refuge in alter-globalist alliances that continue to demonstrate their cumulative failures on both geostrategic, geo-economic and financial levels. This headlong rush only deepens the deadlocks of a regime incapable of reforming itself and promoting an alternative path. There remains only the agonistic and paranoid posture of a totalitarian system. Strategic calculations, far from any discursive and operational rationality, only reproduce the parameters of an unreformable dictatorship.
Imperial policy is only the other face of a dystopia that refuses any critical retrospective. The BRICS meetings bring nothing new to the international political scene and can hardly cause major strategic rearrangements. Internal dissensions coupled with national interests relativize ideological diktats in favor of convergences of interest and negotiated settlements whatever the gravity of the stakes. Sino-American and Indo-American interests, as well as the deadlocks of the warrior dictatorship in Russia, will end up taking precedence. On the other hand, the ideological and bellicose confinements of the Iranian dictatorship only reflect the deadlocks of a madness in action and its setbacks.
جيوسياسية ديستوبيا قاتلة
د. شارل شرتوني/نقلاص عن موقع إيسي بيروت/ 14 أيلول 2026
(ترجمة الذكاء الإصطناعي من الفرنسية)
تتطور الجيوسياسية الإقليمية من مأزق إلى مأزق ولا يبدو أن شيئاً في طريقه إلى الحل. المفاوضات، والاستقرار الإقليمي، والسلم الأهلي داخل الدول، واحتمالات حرب أهلية معممة، تبرز كعوامل حاسمة في منطقة لم يعد فيها شيء متماسك. كل شيء محكوم عليه بالتقادم والاندثار، بدءاً من السرديات، مروراً بالمعطيات الجيو-استراتيجية غير المحسوبة لمنطقة في حالة تشنج دائم، وصولاً إلى عدم الاستقرار المستوطن السائد عند تقاطع الانهيارات الجيوسياسية.
من المستحيل رسم مخططات للاستقرار في مجتمعات في حالة تفكك، وفي ظل غياب توازنات نظامية، وأيديولوجيات شمولية وما يرافقها من تداعيات على الصعيد الجيو-استراتيجي. نحن أمام هُوّات لا يمكن ردمها، بالنظر إلى أن هياكل الدولة الإقليمية وبناها التحتية ليست فقط غير موجودة بل هي غير قابلة للتصور. من الصعب بناء نظام إقليمي عندما تكون الدول فاشلة وتكون المجتمعات رافضة لأي منطق تعاقدي يمكن أن يشكل دعامة للدول الإقليمية.
يعمل النظام الإيراني على أساس نظام إسلامي يتجاوز مفهوم الإقليمية أو الذي، في أحسن الأحوال، يستخدمه كغطاء لسياسة إمبريالية. إن سياسة التخريب التي يستخدمها النظام الإيراني كأداة تنبع من أيديولوجية إسلامية ذات مرتكزات نصية وتعديلاتها الاستراتيجية واضحة ومعلنة بشكل كبير. إن البحث عن سلام تفاوضي لا معنى له لأنه يرفض أي تنازلات أيديولوجية بينما تتقدم سياسة الغزو بشكل خبيث ومتسلل.
تُجرى المفاوضات حول قضايا الطاقة والأمن والجغرافيا السياسية انطلاقاً من مسلّمات أيديولوجية غير قابلة للتفاوض، بينما كل شيء آخر يقوم على الاعتراف بالمشروع الأيديولوجي وهيمنة الإسلام الثوري على النسيج الدبلوماسي. وإلا، فإن الوجه الآخر للعرقلة الأيديولوجية هو استراتيجية المنصات العملياتية المتكاملة التي تعمل كرافعة لسياسات زعزعة الاستقرار. إن المذكرة الموقعة بين الولايات المتحدة والنظام الإسلامي الإيراني لم تكتسب أي مضمون في حين كان المتطرفون يعملون على تقويضها من الداخل.
إن تفكك السلطة الإيرانية ليس من شأنه أن يصب في مصلحة السيناريوهات الدبلوماسية أو أن يخفف من الفوران الأيديولوجي لنظام محاصر. يدين النظام الإيراني ببقائه للقمع الأعمى الذي يمارسه نظام الملالي والمافيا العسكرية والأمنية. هذا البحث المفترض عن السلام لم يترافق مع تطبيع للعلاقات بين السلطة الإسلامية وجهازها الأمني والتطلعات التحررية لمجتمع مدني غير قابل للاختراق من قبل الإملاءات الأيديولوجية وأنماط الحياة التي يفرضها الإسلام السياسي. ومع ذلك، لا يبدو أن هناك ما يشجع على تحرير النظام الإسلامي كمقدمة للإصلاحات الداخلية وكذلك لخلق نظام ما بين دولي توافقي وسلمي.
الدبلوماسية الأمريكية-الإيرانية لم تخلق ديناميكية تسمح بالمضي قدماً على طريق السلام. إن الشمولية الإسلامية المعنية معنية أكثر بتقديم بيادقها، وتحصين مكتسباتها، وتمهيد الطريق لاستراتيجيات النهب. حزب الله ومستنسخاته، والحوثيون في اليمن والمجتمعات الشيعية في الجزيرة العربية، يوضحون بشكل مؤثر طبيعة التحديات التي تطرح نفسها حين يكون المرء بصدد البحث عن حل تفاوضي لنزاعات متجذرة عبر الزمن. ليس من قبيل الصدفة أن الدولة الإيرانية لا تنجح في تطبيع سبب وجودها وعلاقاتها مع المجتمع المدني وإشراك المجتمع الدولي.
النظام الإيراني لا يزال في حالة مناورة. يحاول إحباط الهزائم السياسية والعسكرية، وزيادة العنف الداخلي، والاحتماء بتحالفات بديلة-عولمية لا تنفك تثبت إخفاقاتها المتراكمة على المستويات الجيو-استراتيجية والجيو-اقتصادية والمالية. هذا الاندفاع إلى الأمام لا يؤدي إلا إلى تعميق مآزق نظام غير قادر على إصلاح نفسه وتعزيز مسار بديل. لم يبق سوى الموقف الصراعي والبارانويدي لنظام شمولي. الحسابات الاستراتيجية، البعيدة كل البعد عن أي عقلانية خطابية وعملياتية، لا تفعل سوى إعادة إنتاج معايير ديكتاتورية غير قابلة للإصلاح.
السياسة الإمبريالية ليست سوى الوجه الآخر لديستوبيا ترفض أي مراجعة نقدية. اجتماعات مجموعة البريكس لا تضيف أي جديد إلى المشهد السياسي الدولي ولا يمكنها أن تتسبب بصعوبة في إعادة ترتيبات استراتيجية كبيرة. الخلافات الداخلية مضافاً إليها المصالح الوطنية تنسّب الإملاءات الأيديولوجية لصالح تقارب المصالح والتسويات التفاوضية مهما بلغت خطورة القضايا. إن المصالح الصينية-الأمريكية والهندية-الأمريكية، وكذلك مآزق الديكتاتورية المحاربة في روسيا، ستنتهي بالغلبة. في المقابل، فإن الانغلاقات الأيديولوجية والمحاربة للديكتاتورية الإيرانية لا تفعل سوى أن تعكس مآزق جنون قيد الفعل وانتكاساته.
الياس بجاني/اضغط هنا للإطلاع على مقالات ومقابلات ودراسات د. شارل شرتوني المنشورة على موقعي
Elias Bejjani/Click here to read Dr. Charle’s Chartouni pieces that are published on my site





















