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Dr. Charles Chartouni: Les équivoques d’un pays en fin de parcours/The Ambiguities of a Country at the End of Its Road/د. شارل شرتوني: التباسات بلد في نهاية المسار

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التباسات بلد في نهاية المسار
د. شارل شرتوني/15 تشرين الأول/2026
(ترجمة من الفرنسية بواسطة الذكاء الإصطناعي)

The Ambiguities of a Country at the End of Its Road
Dr. Charles Chartouni/icibeyrouth/October 15, 2026
(Translated from French by AI)

Les équivoques d’un pays en fin de parcours
Dr. Charles Chartouni/icibeyrouth/October 15/2026
Aucun observateur de la scène politique libanaise ne peut survoler les contradictions d’un pouvoir qui navigue au milieu des antinomies qui pourfendent les principes mêmes de l’État de droit, voire sa possibilité. Il est légitime de se poser la question devant ce fatras de paradoxes qui dissimule les réalités d’un coup d’État à l’œuvre ? Ce dernier s’abrite depuis des décennies derrière des fictions juridiques qui dissimulent une mainmise de fait qui a transformé ce faux semblant institutionnel en acte de supercherie monumentale, enveloppant de part en part les réalités d’un État en décomposition.
Comment est-ce possible de concilier les réquisits de l’État de droit avec ceux d’un coup d’État? La structure duale de l’État libanais dévoile les réalités d’une colonisation de fait et d’un coup d’État qui progresse de manière insidieuse sous des apparences de normalité juridique et constitutionnelle. Ce faisant, le travail de sape avance dans tous les sens.
Le cas de la reconduction du mandat de la FINUL est particulièrement instructif dans la mesure où il illustre de manière dramatique l’abdication du pouvoir au profit des extraterritorialités de fait. Celles-ci ont valu au Liban des cycles de violence récurrents qui l’ont détruit tout au long des sept dernières décennies. Il est inconcevable de voir un gouvernement concéder ses prérogatives constitutionnelles à un mouvement terroriste qu’il conspue d’une part et auquel il cède de manière délibérée. Le paradoxe du gouvernement libanais est celui de se poser en intermédiaire entre le Hezbollah et l’État d’Israël alors qu’il est signataire de deux accords auxquels il s’est dérobé de manière systématique.
Il est complexe pour un observateur de l’extérieur d’en comprendre la raison. L’atteinte de cet objectif dépend en revanche de sa capacité à saisir les ressorts d’une dynamique politique hybride où les cultures de l’État de droit et du néoféodalisme produisent des monstruosités qu’il faudrait apprendre à scruter. Comment peut-on s’engager dans des négociations internationales sans avoir effectué le balisage politique et institutionnel nécessaire ? Un tel balisage permet d’avancer de manière conséquente sur des dossiers aussi complexes que la fin des conflits, leurs conditions préalables, la reconnaissance mutuelle, et la sortie progressive et ferme de préjugés dirimants qui empêchent l’évolution sur la voie des négociations?
Paradoxalement, on s’engage dans des négociations aux prémisses vagues et un rejet de principe de toute démarche de paix. Plus de deux ans se sont écoulés depuis la mise en place des mécanismes de négociation, tandis que les déclarations de principe sont alternativement rejetées et déboutées sur le terrain. L’emprise de l’idéologie dans la mise en œuvre d’un processus truffé de contradictions n’est pas un effet du hasard, il s’agit d’une culture où l’ambivalence est résolument invoquée en vue de légitimer les préjugés idéologiques et les distortions qui en émanent. Or le Liban n’est pas en mesure de perpétuer ces paradoxes à moins d’en faire les frais au niveau de la destruction de sa paix civile et de la remise en question de sa viabilité nationale.
La continuation des cycles de violence au Sud-Liban et leur impact ravageur nous mettent devant des réalités peu réjouissantes. Il s’agit notamment des bouleversements géostratégiques et géologiques, de la destruction des assises anthropologiques d’une démocratie en état de dissipation totale, des aléas d’une paix civile vouée aux turpitudes des politiques de puissance régionales, des contrats sociaux caducs et de la mise à mort de la civilité démocratique dans un pays où la violence, le diktat idéologique et les conséquences d’un naufrage de longue durée ont laissé ce pays en proie à la politique de domination chiite et de ses émules régionaux.
Il faudrait se poser, à juste titre, la question du rapport entre paix civile, stabilisation géopolitique et réformes de gouvernance et de leurs relations dialectiques avec la paix régionale. Il est impossible de s’extraire des dynamiques guerrières à moins de réengager le processus de paix et de mettre fin aux élucubrations idéologiques et aux entreprises impériales qui en dérivent. La défaite du régime iranien et l’endiguement de ses dérives corollaires au niveau régional sont incontournables pour mettre fin aux cycles de violence et à leurs figurations multiples.
La survie du Liban, l’avenir de la concorde civile et les chances d’un réformisme d’ensemble dépendent largement de la poursuite inconditionnelle des négociations internationales visant à stabiliser le pays et la région. Cela nécessite également un engagement sincère et résolu de la part des acteurs locaux pour favoriser le dialogue et promouvoir des solutions durables aux conflits persistants. Les compromissions idéologiques du Hezbollah et de ses alliés, ainsi que les politiques de subversion islamiste et de gauche dans leurs diverses modulations, constituent des facteurs de sabotage qui compromettent les chances d’aboutissement des négociations en vue de mettre fin au conflit.
Les États-Unis nous ont offert l’unique plateforme qui va nous aider à nous extraire des dynamiques conflictuelles vieilles de plus de soixante-dix ans. Le pouvoir en place timoré fait preuve de complicité objective et hésite à s’engager de manière résolue en faveur de l’option américaine qui demeure notre unique planche de salut. La survie du Liban et les réformes institutionnelles requises en dépendent.

The Ambiguities of a Country at the End of Its Road
Dr. Charles Chartouni/icibeyrouth/October 15, 2026
(Translated from French by AI)
No observer of the Lebanese political scene can overlook the contradictions of a power that navigates amid antinomies that rend the very principles of the rule of law, if not its very possibility. It is legitimate to ask the question in the face of this jumble of paradoxes that conceals the realities of a coup d’état in progress? The latter has for decades sheltered behind legal fictions that conceal a de facto takeover that has transformed this institutional sham into an act of monumental deception, enveloping from end to end the realities of a decomposing state.
How is it possible to reconcile the requirements of the rule of law with those of a coup d’état? The dual structure of the Lebanese state reveals the realities of a de facto colonization and a coup d’état that is insidiously progressing under appearances of legal and constitutional normality. In doing so, the work of undermining advances in every direction.
The case of the renewal of UNIFIL’s mandate is particularly instructive insofar as it dramatically illustrates the abdication of power in favor of de facto extraterritorialities. These have cost Lebanon recurring cycles of violence that have destroyed it throughout the last seven decades. It is inconceivable to see a government concede its constitutional prerogatives to a terrorist movement that it denounces on the one hand and to which it deliberately yields on the other. The paradox of the Lebanese government is that it poses as an intermediary between Hezbollah and the State of Israel while it is a signatory to two agreements from which it has systematically defaulted.
It is complex for an outside observer to understand the reason. Achieving this objective depends, however, on its ability to grasp the inner workings of a hybrid political dynamic where the cultures of the rule of law and neo-feudalism produce monstrosities that must be learned to scrutinize. How can one engage in international negotiations without having carried out the necessary political and institutional groundwork? Such groundwork makes it possible to make substantial progress on issues as complex as ending conflicts, their prerequisites, mutual recognition, and the progressive and firm exit from crippling prejudices that prevent evolution on the path of negotiations?
Paradoxically, we are engaging in negotiations with vague premises and a rejection on principle of any peace process. More than two years have elapsed since the establishment of negotiation mechanisms, while declarations of principle are alternately rejected and dismissed on the ground. The hold of ideology in the implementation of a process riddled with contradictions is not a matter of chance; it is a culture where ambivalence is resolutely invoked in order to legitimize ideological prejudices and the distortions that emanate from them. Yet Lebanon is not in a position to perpetuate these paradoxes without paying the price in terms of the destruction of its civil peace and the questioning of its national viability.
The continuation of cycles of violence in South Lebanon and their devastating impact confront us with unpleasant realities. These include geostrategic and geological upheavals, the destruction of the anthropological foundations of a democracy in a state of total dissipation, the vagaries of a civil peace doomed to the turpitudes of regional power politics, obsolete social contracts, and the putting to death of democratic civility in a country where violence, ideological diktat, and the consequences of a long-term shipwreck have left this country prey to the politics of Shiite domination and its regional emulators.
One should rightly ask the question of the relationship between civil peace, geopolitical stabilization, and governance reforms and their dialectical relations with regional peace. It is impossible to extricate oneself from warlike dynamics unless the peace process is re-engaged and an end is put to ideological lucubrations and the imperial enterprises that derive from them. The defeat of the Iranian regime and the containment of its corollary excesses at the regional level are unavoidable to put an end to cycles of violence and their multiple figurations.
The survival of Lebanon, the future of civil concord, and the chances of overall reformism depend largely on the unconditional pursuit of international negotiations aimed at stabilizing the country and the region. This also requires a sincere and resolute commitment on the part of local actors to foster dialogue and promote sustainable solutions to persistent conflicts. The ideological compromises of Hezbollah and its allies, as well as the policies of Islamist and leftist subversion in their various modulations, constitute sabotage factors that compromise the chances of successful negotiations to end the conflict.
The United States has offered us the only platform that will help us extricate ourselves from conflictual dynamics that are more than seventy years old. The timid power in place shows objective complicity and hesitates to commit resolutely in favor of the American option, which remains our only lifeline. The survival of Lebanon and the required institutional reforms depend on it.

التباسات بلد في نهاية المسار
د. شارل شرتوني/15 تشرين الأول/2026
(ترجمة من الفرنسية بواسطة الذكاء الإصطناعي)
لا يمكن لأي مراقب للمشهد السياسي اللبناني أن يتجاهل تناقضات سلطة تبحر وسط تناقضات تمزق المبادئ ذاتها لدولة القانون، بل وحتى إمكانية وجودها. من المشروع طرح السؤال أمام هذا الركام من المفارقات الذي يخفي حقائق انقلاب جارٍ؟ هذا الانقلاب يحتمي منذ عقود وراء خيالات قانونية تخفي هيمنة فعلية حولت هذا المظهر المؤسساتي الزائف إلى عملية احتيال هائلة، تغلف من كل جانب حقائق دولة في حالة تفكك.
كيف يمكن التوفيق بين متطلبات دولة القانون ومتطلبات الانقلاب؟ البنية المزدوجة للدولة اللبنانية تكشف حقائق استعمار فعلي وانقلاب يتقدم بشكل خبيث تحت مظاهر الحياة الطبيعية القانونية والدستورية. ومع ذلك، فإن عمل التقويض يتقدم في كل الاتجاهات.
إن حالة تجديد ولاية اليونيفيل تعتبر مفيدة بشكل خاص بقدر ما توضح بشكل دراماتيكي تنازل السلطة لصالح كيانات خارجة عن القانون بحكم الأمر الواقع. وقد كلفت هذه الكيانات لبنان دورات عنف متكررة دمرته على مدى العقود السبعة الماضية. من غير المتصور أن نرى حكومة تتنازل عن صلاحياتها الدستورية لحركة إرهابية تشجبها من جهة وتستسلم لها بشكل متعمد من جهة أخرى. مفارقة الحكومة اللبنانية هي أنها تقدم نفسها كوسيط بين حزب الله ودولة إسرائيل في حين أنها موقعة على اتفاقين تملصت منهما بشكل منهجي.
من المعقد بالنسبة لمراقب من الخارج أن يفهم السبب. غير أن بلوغ هذا الهدف يعتمد على قدرته على فهم آليات ديناميكية سياسية هجينة حيث تنتج ثقافتا دولة القانون والإقطاعية الجديدة مسوخاً يجب تعلم التمعن فيها. كيف يمكن الانخراط في مفاوضات دولية دون القيام بالتمهيد السياسي والمؤسسي اللازم؟ مثل هذا التمهيد يسمح بإحراز تقدم جوهري في ملفات معقدة مثل إنهاء النزاعات، وشروطها المسبقة، والاعتراف المتبادل، والخروج التدريجي والحازم من الأحكام المسبقة القاتلة التي تمنع التطور على طريق المفاوضات؟
ومن المفارقات أننا ننخرط في مفاوضات ذات مقدمات غامضة ورفض مبدئي لأي مسعى سلام. لقد مر أكثر من عامين منذ وضع آليات التفاوض، في حين أن الإعلانات المبدئية يتم رفضها ودحضها على الأرض بالتناوب. إن هيمنة الأيديولوجيا في تنفيذ عملية مليئة بالتناقضات ليست وليدة الصدفة، إنها ثقافة يتم فيها استحضار الالتباس بشكل حاسم من أجل إضفاء الشرعية على الأحكام المسبقة الأيديولوجية والتشوهات النابعة منها. ومع ذلك، فإن لبنان ليس في وضع يسمح له بإدامة هذه المفارقات ما لم يدفع ثمنها على مستوى تدمير سلمه الأهلي والتشكيك في قابليته الوطنية للبقاء.
إن استمرار دورات العنف في جنوب لبنان وتأثيرها المدمر يضعنا أمام حقائق غير سارة. وهي تشمل على وجه الخصوص الاضطرابات الجيوستراتيجية والجيولوجية، وتدمير الأسس الأنثروبولوجية لديمقراطية في حالة تبدد كامل، وتقلبات سلم أهلي مكرس لنزوات سياسات القوة الإقليمية، وعقود اجتماعية منتهية الصلاحية، واغتيال المدنية الديمقراطية في بلد تركته أعمال العنف والديكتاتورية الأيديولوجية وعواقب غرق طويل الأمد فريسة لسياسة الهيمنة الشيعية ومقلديها الإقليميين.
ينبغي، عن حق، طرح مسألة العلاقة بين السلم الأهلي والاستقرار الجيوسياسي وإصلاحات الحوكمة وعلاقاتها الجدلية مع السلام الإقليمي. من المستحيل الخروج من الديناميكيات الحربية ما لم يتم إعادة إحياء عملية السلام ووضع حد للهلوسات الأيديولوجية والمشاريع الإمبريالية المنبثقة عنها. إن هزيمة النظام الإيراني واحتواء تجاوزاته المترتبة على المستوى الإقليمي أمران لا مفر منهما لوضع حد لدورات العنف وتجلياتها المتعددة.
إن بقاء لبنان ومستقبل الوفاق الأهلي وفرص الإصلاح الشامل تعتمد إلى حد كبير على مواصلة المفاوضات الدولية الهادفة إلى استقرار البلاد والمنطقة دون قيد أو شرط. وهذا يتطلب أيضاً التزاماً صادقاً وحازماً من جانب الفاعلين المحليين لتعزيز الحوار وتشجيع الحلول المستدامة للنزاعات المستمرة. إن المساومات الأيديولوجية لحزب الله وحلفائه، وكذلك سياسات التخريب الإسلامي واليساري بمختلف تجلياتها، تشكل عوامل تخريب تقوض فرص نجاح المفاوضات الرامية إلى إنهاء النزاع.
لقد قدمت لنا الولايات المتحدة المنصة الوحيدة التي ستساعدنا على الخروج من ديناميكيات الصراع المستمرة منذ أكثر من سبعين عاماً. إن السلطة القائمة الخجولة تظهر تواطؤاً موضوعياً وتتردد في الالتزام بحزم لصالح الخيار الأمريكي الذي يبقى طوق نجاتنا الوحيد. إن بقاء لبنان والإصلاحات المؤسسية المطلوبة يعتمدان على ذلك.

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